Troubles du comportement de l’enfant : symptômes et thérapie

Les troubles du comportement de l’enfant prennent plusieurs formes telles que l’agressivité, la violence, les dommages aux biens d’autrui, le mensonge, le vol, le refus de coopérer, tant à la maison qu’à l’école. Toute mauvaise conduite d’un enfant implique un engagement de la part des parents, engendre des ennuis continuels à domicile et génère un climat de tension fatiguant. Quels en sont les causes et les solutions possibles ?

Parmi les facteurs qui pourraient entraîner des troubles de comportement ont peut citer :

  • La dépression chez l’enfant
  • L’hyperactivité
  • La faible estime de soi
  • Les difficultés d’apprentissage
  • Les pratiques parentales répressives
  • Les carences affectives
  • Le rejet parental
  • L’absence d’aspirations scolaires, voire un faible revenu familial

La mauvaise conduite intentionnelle et non intentionnelle d’un enfant

Les troubles du comportement chez l’enfant peuvent se manifester sous forme d’une mauvaise conduite accidentelle ou intentionnelle. Il est donc nécessaire de faire la distinction entre les deux.

  • La mauvaise conduite accidentelle : un enfant peut faire mal à l’un de ses camarades dès qu’il trouve un objet dans ses affaires ou ses jouets lui permettant de se comporter avec agressivité.
  • La mauvaise conduite intentionnelle : quand un enfant ose voler une friandise faute d’argent ou arracher un objet à l’un de ses camarades à l’école avec violence.

Causes du trouble de comportement

Les causes du trouble du comportement de l’enfant sont soit évidentes soit sous-jacentes. En voici quelques unes :

  • L’impulsivité et l’inexpérience c’est-à-dire le manque de prudence ou de bon sens de l’enfant.
  • La révolte contre les règles
  • Un sentiment de rancœur et de colère en raison d’un traitement
  • La frustration causée par une trop grande pression
  • Les craintes: réelles ou imaginaires

Les symptômes psychopathologiques des troubles du comportement de l’enfant

C’est au psy de l’enfant qu’il appartient de déceler les symptômes des conflits psychiques sous-jacents.

Ce qui empêche souvent les parents de détecter les symptômes de la mauvaise conduite chez leurs enfants c’est qu’il n’y a pas de véritable différence entre des comportements considérés comme normaux et des comportements pathologiques : violence, mensonge, chapardages, colères…

Actes agressifs, colères, travestissement de la vérité, chapardages, et les troubles du comportement d’enfants plus âgés. Seule la persistance de l’un de ces comportements au-delà d’un certain seuil peut susciter l’inquiétude des parents et les inciter à consulter un psychiatre.

Par exemple le mensonge chez l’enfant de 6 ou 7 ans, (l’âge dit « de raison ») ou l’enfant jeune tend à déformer souvent les faits ou en inventer sans attribuer à cela la valeur du mensonge, car il n’a pas l’aptitude de distinguer la notion du vrai et du faux, de l’imaginaire et du réel.

Mais, si c’est le cas du mensonge névrotique, il est question d’un comportement pathologique qui a pour but de compenser, au niveau imaginaire, une infériorité ou une insuffisance que l’enfant ressent comme le fait d’inventer un père beaucoup plus riche et puissant que la réalité. C’est une sorte de fabulation, plutôt que de mensonge.

Cette invention est souvent fréquente chez l’enfant de moins de 6 ans, sans trouble psychopathologique notable. Tandis qu’elle peut s’avérer inquiétante chez un enfant plus âgé.

Le vol aussi est un comportement révélateur d’un sentiment précoce de défaillance de l’environnement. L’enfant voleur cherche inconsciemment à combler un manque, à prendre quelque chose qui lui était dû et qui lui a été refusé. Les facteurs affectifs (carence ou séparation) sont presque toujours présents dans la genèse des comportements de vols répétitifs.

Thérapie

Quelle que soit la psychologie de l’enfant et la nature du comportement, les parents sont capables de les remettre sur la bonne voie en les aidant à ne plus le répéter.

Plusieurs solutions efficaces pourront les aider :

  • Laisser l’enfant faire des choix sans intervenir constamment pour lui dicter des règles de conduite. Il suffit de lui montrer les règles de base dès le début et le laisser agir avec autonomie. On intervient juste quand les comportements sont dangereux, destructeurs, violents, grossiers ou malhonnêtes.
  • Lui enseigner et répéter les règles sans le punir quand il se trompe accidentellement.
  • Rester calme si l’enfant pose un geste de colère en cassant un objet qui appartient à sa maman ou à son papa et l’aider à trouver une solution pour réparer ce qu’il a cassé au lieu de le punir ou le gronder.
  • Recourir à la méthode du repos en envoyant l’enfant dans sa chambre pour lire, colorier ou jouer jusqu’à ce qu’il se soit calmé.
  • Discuter avec votre enfant et opter pour un degré de réprimande proportionnel à la faute commise.
  • Lui Imposer des limites
  • Lui dire que vous l’aimez
  • L’encadrer
  • Prendre des moments pour être avec lui, le comprendre et l’écouter.