Psychologie de l’enfant adopté

Vous avez adopté un enfant après plusieurs années d’attente et des procédures compliquées ? Adopter un enfant est bel et bien un véritable parcours de combattant qui ne s’effectue pas sans écueils tout au long de la démarche. Mais, les problèmes ne s’arrêteront pas avec l’aboutissement de d’adoption, la psychologie de l’enfant adopté est l’un des points qu’il faut étudier avec attention.

Les enfants proposés à l’adoption sont tous des enfants qui ont une histoire et sont soit des orphelins, soit des enfants abandonnés ou retirés. La découverte de la vérité sera pour eux un grand chamboulement qui les introduira dans un état psychologique déplorable.

L’enfant adopté est un enfant à caractère spécial ! Le fait de savoir qu’il a été rejeté dès la naissance où la petite enfance se répercutera sur son estimé de soi et lui fera croire que toute expression d’amour est menacée d’un nouvel abandon, d’où son insécurité affective permanente, qui l’empêchera d’aimer et d’être aimé comme les autres.

Pour ce faire l’intervention d’un psychologue pour enfant est de mise, afin de lui établir un suivi psychologique détaillé lui permettant d’éviter les ressentis négatifs par rapport aux autres.

L’affection et l’amour des parents adoptifs ne sont pas suffisants pour guérir enfants meurtris par l’abandon. Ils vont ainsi souffrir de problèmes de socialisation et auront des difficultés d’intégration à cause de leur manque d’estime de soi et leur peur d’être interrogé par les autres au sujet de leurs racines.

Qu’il soit sujet à une adoption plénière ou une adoption simple, l’adopté a toujours un lien mystérieux pour sa mère biologique. Ce lien conditionnera tous ses actes et le tourmentera jusqu’au moment ou la retrouve.

L’adoption ne sera en aucun cas un remède pour son mal. A contrario, elle lui rappellera qu’il a été rejeté par sa mère et sera très difficile à vivre et pour lui et pour sa famille.

L’adoption d’un enfant est un secret de famille qui pèserait bien lourd sur l’équilibre affectif de ces enfants. Ils ont le droit de connaître leurs origines, leur culture, leur parcours… Mais, leur annoncer la vérité est l’une des épreuves les plus rudes à vivre, c’est pourquoi il faut savoir quand et comment la leur dire en adaptant son langage et ses propos à l’âge de l’enfant.

Certaines études sur la psychologie des enfants adoptifs ont pourtant montré que l’adoption n’est pas forcément vécue avec amertume. Ils existent plusieurs enfants qui ne souffrent pas de troubles psychologiques significatifs d’une quête éperdue d’identité autour de la question des origines et vivre heureux avec leurs parents adoptifs.