Faire un enfant seule : conséquences sur la psychologie de l’enfant

Il arrive qu’un enfant naisse sans papa. Néanmoins, un tel fait conduit la maman à se charger de son éducation toute seule sans penser que la présence du père est aussi importante que la sienne. Elle jouera ainsi plusieurs rôles à la fois : maman et papa, éducatrice, soignante et aimante à la fois avec un soupçon d’autorité et le père n’est à ses yeux qu’un simple géniteur.

Faire un enfant seule a un impact sur la vie sociale de l’enfant et peut même représenter un obstacle pour son développement psychologique. Jusqu’à 3 ans, un enfant n’aura que son cercle familial comme référent et n’a pas d’autres sources de comparaison. Mais, dès qu’il est scolarisé, il sera sujet aux regards narquois et critiques acerbes de leurs camarades. Ce qui lui fera très mal.

En outre un enfant a besoin de la présence des deux parents, sa mère et son père. C’est très important pour son équilibre psychologique, et bien sûr selon son sexe, chaque enfant choisit son support de projection : son père ou sa mère. Dans le cas d’un enfant non reconnu par son père, la mère célibataire ne lui laisse pas le choix, il sera forcément conduit à s’identifier à elle.

A cause de l’absence du père, le garçon ne pourra pas aborder la phase œdipienne sans frustration, ce qui l’empêchera de se structurer en tant que homme. Quant à la fille, ses pulsions d’amour «incestueux» ne pourront pas se projeter sur son père, ce qui la conduira plus tard à chercher un autre support et du coup ses relations avec les hommes seraient complexes et souvent soldées par l’échec.

Les mères qui choisissent d’enfanter seules et sans le consentement explicite de leur compagnon exposent donc leur enfant à de sérieux préjudices psychologiques. Dès lors, La psychologie de l’enfant vers 6 ans sera marquée par une faille énorme, c’est-à-dire le fait d’apprendre qu’il est nait d’une union dans laquelle il n’est pas désiré par son père. Et en dépit de tout l’amour et la tendresse que la mère tend à lui prodiguer, l’amour paternel lui fera toujours défaut.

D’après les études de la psychologie de l’enfance, un enfant qui ne connait pas son père, ne pourra pas se construire de manière équilibrée. Il sera pareil à un arbre sans racines et ne pourra pas par conséquent s’épanouir et grandir suffisamment. Non seulement, il subit les jugements des autres et en souffre, mais il sera aussi contraint à trouver des réponses aux questions qu’on lui pose, concernant ses origines. Il se lancera ainsi dans la quête d’identité dans le but de mettre fin ses tourments. La quête peut soit apaiser son mal, si le père l’accepte, soit l’aggraver, si le père le rejette.